29 août 13

BBQ

La totalité de ce qui m'entourait ressemblait à une charbonnade ! Tout était de sombre, de noir profond, dont on ne voit pas le fond, ainsi font, font, font... À force d'essayer de percevoir quoi que ce soit de lumineux, j'en perdais le nord au sud de la diagonale transversale.

Quel bousin !

Pfff, j'étais trop à l'ouest.

Je me sentais tout rabou-d'grisou dans ce noirasme moiteux d'espace-lieu in-situ où je m'trouvais virevoltant in-vivo.

À mes pieds, rien.

À droite, nada.

À gauche, rien.

Au dessus de ma tête, rien d'plus.

Bon...

Très bien.

J'acceptais l'état des choses comme elles se trouvaient. Carpe diem dit-on dans l'dicton.

Les parois de ma funeste caverne étaient tendres. Je pouvais, en grattant nerveusement, y creuser de mes doigts frêles, des petits trous qui ne m'étaient aucunement utiles sauf à me rendre les mains toutes noires et sales. J'avais qu'ça à faire alors j'grattais, j'grattais, j'grattais tous les murs de ma prison obscure et sombre.

Et puis, vînt le moment où en frottant une de ces parois, une fumée blanchastresse et une lumière rubescente zapparurent. Ouais. Bon. Ça va, les lampes, les génies, les contes de feu, tout ça, moi j'y croyais pas, faut pas m'la faire à l'envers. Je décidais donc de rester stoïque, calme et sûr de moi perdu au fond d'mon trou noir et sombre et obscur. J'attendais d'voir v'nir comme on dit. J'crois que c'que j'voiye...

Badaboum-crac, une chaleur intense vînt me souffler son haleine brûlante sur mon doux visage de jeune homme en pleine forme de l'âge. Les murs de ma paroisse funèbre prenaient des couleurs rougeoyantes pas très rassurante. La température augmentait sans vergogne, bientôt j'eusse trop chaud. Je me déshabillais donc prestement à toute allure rapidement pour ne pas succomber et ne pas m'évanouir sous l'coup d'touffeur. Ma nudité ne changeait rien à rien, j'avais toujours trop chaud dans mon corps, tout devenait rouge autour de moi, d'un rouge vif, ardent, incandescent. Qui avait allumé ce feu qui allait avoir raison de ma personne, de ma chair, de mon sang ? Tabernacle !

Tout à coup, d'énormes gouttes grassouillettes tombèrent du plafond.

Spaltch !

Sploutch !

Je plantais un doigt tout gonflé par la chaleur dans une gougoutte qui était tombée près de moi. Je la goûgoûtais pour savoir de quoi qu'elle était bin composée, sacredieu et puis j'avais sacrément une soif de loup affamé. En bref, j'étais desséché voire déshydraté même.

Oh, et bien ma surprise fut à son comble quand je réalisâtes où que j'me trouvais présentement et dans quel pétrin j'étais fourré.

 

Cette maudite goutte avait un goût de merguez cuicuite.

 

Satané diable !

Comment avais-je pu tomber aussi bas dans l'fond du fond d'un BBQ géant ?

Posté par yourane à 09:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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